Mondial 2026 : Le Maroc domine l’Écosse (1-0) grâce à Ismael Saibari et s’approche des seizièmes. Analyse complète d’un match sous haute tension à Boston.

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Mes chers passionnés, les Lions de l’Atlas avancent à pas de géant. Ce vendredi, sur la pelouse du Gillette Stadium de Foxborough, la sélection marocaine a dicté sa loi face à une valeureuse mais limitée équipe d’Écosse (1-0).

Un court succès qui permet au récent champion d’Afrique de poser un pied et demi en seizièmes de finale de ce Mondial 2026. L’Écosse, quant à elle, mesure le fossé qui la sépare du gratin mondial. Dans les travées surchauffées de Boston, le duel des tribunes promettait des étincelles.

Si la fameuse Tartan Army et ses supporters en kilt chantaient à tue-tête dans les rues du Massachusetts depuis des jours, la ferveur marocaine a fini par éteindre le volcan écossais.

Sur le rectangle vert, la supériorité technique des demi-finalistes du Mondial 2022 n’a laissé que peu de place au suspense.

Saibari en sauveur, la connexion Diaz fait mouche

Il n’aura fallu que 120 secondes pour voir le destin de cette partie basculer.

Déjà buteur décisif lors du choc inaugural contre le Brésil (1-1), l’incontournable Ismael Saibari a remis ça.

Idéalement servi par un caviar de Brahim Diaz, le joyau du PSV Eindhoven — annoncé avec insistance du côté du Bayern Munich la saison prochaine — a climatisé l’enceinte américaine dès la 2e minute de jeu.

La stat clé : Avec deux buts en deux matches majeurs, Saibari s’affirme comme le véritable détonateur offensif de cette équipe.

Ce poison constant pour l’arrière-garde britannique est même passé tout près du doublé à la 50e minute, voyant sa frappe lourde déviée s’écraser sur la barre transversale.

Derrière cette entame de feu, les hommes de Walid Regragui ont globalement maîtrisé les débats, malgré quelques frissons légitimes lors d’un baroud d’honneur écossais en toute fin de rencontre.

Le cas Achraf Hakimi sous le feu des projecteurs

L’autre attraction de la soirée — bien plus complexe — concernait Achraf Hakimi. Titularisé sur son flanc droit quelques heures seulement après l’annonce officielle par la justice française de son renvoi en procès pour viol, le capitaine marocain a joué sous une immense pression psychologique.

Imperturbable balle au pied, le défenseur du Paris Saint-Germain a pourtant dû essuyer les sifflets nourris et systématiques des fans écossais à chacune de ses interventions.

Un traitement hostile qui n’a pas altéré son rendement défensif, même s’il a cruellement manqué de soutien dans son couloir. Son compère de l’aile, Brahim Diaz, a soufflé le chaud et le froid.

Certes passeur décisif précoce, le meneur de jeu du Real Madrid a traîné sa peine le reste de la soirée. Encore hanté par le fantôme de sa panenka manquée en finale de la CAN-2025, Diaz a multiplié les mauvais choix, s’enfermant trop souvent dans des dribbles superflus et un déchet technique inhabituel à ce niveau.

Cap sur Haïti et calculs dans le Groupe C

Pour l’Écosse, la marche était tout simplement trop haute. Après avoir fêté dignement leur retour historique en Coupe du monde par un succès fondateur contre Haïti (1-0), les Écossais ont affiché leurs limites face au verrou marocain.

Leur destin se jouera désormais lors d’un quitte-ou-double dantesque à Miami face au Brésil de Vinicius. Avec 4 points bien ancrés dans leur besace, les Lions de l’Atlas abordent la suite de la compétition avec une sérénité absolue.

Mercredi prochain à Atlanta, le Maroc défiera Haïti avec l’ambition de sécuriser la première place du Groupe C et d’envoyer un signal fort au reste de la planète foot.

La route est encore longue, mais le champion d’Afrique a faim de sommets !