Les États-Unis s’emparent de la tête du groupe D de la Coupe du monde 2026 après leur succès face à l’Australie. Le Brésil déroule, le Maroc brille et la Turquie prend la porte.
Le vent de la phase de poules commence à faire ses premières victimes, tout en propulsant les cadors vers les sommets. Dans une ambiance incandescente, les États-Unis ont parfaitement assumé leur costume de pays hôte en s’adjugeant officiellement la première place du groupe D.
Pendant ce temps, le Brésil de Vinícius et les Lions de l’Atlas marocains tracent leur route, alors que la Turquie plie déjà ses bagages.
Les États-Unis en patrons, coup de pouce paraguayen
Devant leur public, les Américains n’ont pas fait de détails face à l’Australie. Une victoire nette (2-0) acquise dès la première période, d’abord provoquée par un but contre son camp du malheureux Cameron Burgess (11e), puis scellée juste avant la pause par un coup de poignard signé Alex Freeman (43e).
Forts de cet avantage, les USA ont géré le second acte d’une main de maître, sans jamais frémir. Le bonheur américain est devenu total grâce au scénario fou du match opposant le Paraguay à la Turquie du côté de San Francisco.
Entrés sur la pelouse avec la fureur de vaincre, les Sud-Américains ont climatisé les Turcs dès la 2e minute de jeu grâce à un missile lointain de Matías Galarza, idéalement servi par Julio Enciso. Quand le cœur bat plus fort que la logique tactique, le football offre des miracles.
La suite de la rencontre s’est transformée en un véritable exercice de survie pour l’Albirroja. Exclus juste avant le repos, Miguel Almirón (45e+3) a laissé ses partenaires à dix contre onze pour toute la seconde période.
S’en est suivie une domination outrancière mais totalement stérile de la Turquie. Asphyxiés mais héroïques, les Paraguayens ont tenu bon (1-0), précipitant l’élimination définitive de Turcs méconnaissables, foudroyés par deux défaites consécutives.
Le Brésil en démonstration, le Maroc au rendez-vous
Dans le groupe C, la hiérarchie est respectée et la musique de la Seleção résonne plus fort que jamais. Face à une vaillante mais limitée sélection d’Haïti, le Brésil a déroulé son football samba pour s’imposer sans trembler (3-0).
L’homme de la première demi-heure se nomme Matheus Cunha, auteur d’un doublé plein d’opportunisme (23e, 36e) pour débrider l’attaque auriverde.
Pour clore le spectacle, l’inévitable Vinícius Júnior a corsé l’addition dans le temps additionnel de la première mi-temps (45e+3).
Le Brésil monte en puissance et s’ouvre grand les portes des seizièmes de finale. De leur côté, les Lions de l’Atlas ont également fait rugir le continent africain.
Confronté à l’engagement physique de l’Écosse, le Maroc a immédiatement douché les espoirs britanniques. Dès la 2e minute, sur une merveille d’ouverture signée Brahim Díaz, Ismaïl Saibari a déclenché une demi-volée supersonique téléguidée sous la barre transversale.
Malgré un tableau d’affichage figé à 1-0, les hommes de Walid Regragui ont outrageusement dominé les débats. Tour à tour, Saibari, Neil El Aynaoui et Bilal El Khannouss ont manqué le break par maladresse ou à cause des parades du portier écossais.
Une victoire logique et cruciale qui permet au Maroc de rester pleinement maître de son destin dans ce Mondial 2026.




