Le Cameroun décroche 9 médailles dont 4 titres continentaux aux Championnats d’Afrique de sambo 2026 en Égypte. Détails du palmarès.
Le sambo camerounais confirme qu’il n’a plus rien d’un outsider sur la scène continentale. Aux 20es Championnats d’Afrique de la discipline, disputés du 13 au 15 juin 2026 au Caire, les représentants du Cameroun ont réalisé un parcours qui restera dans les annales : deuxième place au classement général, juste derrière le Maroc, et devant l’Égypte pourtant chez elle.
Un ratio de médailles qui force le respect
Le chiffre à retenir avant tout : sur les 12 athlètes camerounais engagés dans la compétition, neuf sont repartis avec une médaille autour du cou.
Un rendement impressionnant, rarement observé à ce niveau de rencontre continentale, qui place d’emblée le sambo camerounais parmi les forces montantes du continent africain dans cette discipline.
Le détail du butin : quatre médailles d’or, deux d’argent et trois de bronze, glanées face à 24 nations participantes. De quoi transformer une simple participation en véritable démonstration de force.
Les artisans du sacre
Sur le podium le plus haut, quatre noms se sont illustrés en sambo combat. Julien Claude Tombou Mouafouo a décroché l’or chez les plus de 98 kg en catégorie démonstration, pendant que Max Kevin Kama s’imposait en -71 kg.
Même réussite pour Joseph Bessala Awono en -79 kg et pour Seidou Nji Mouluh en -98 kg, ce dernier confirmant une nouvelle fois sa mainmise sur sa catégorie de poids — une régularité qui commence à forcer l’admiration de ses adversaires continentaux.
Côté féminin, deux athlètes ont manqué l’or de très peu mais ont tout de même ramené l’argent : Clodia Shivabo Vochung en -65 kg et Marie Victoire Onguene Tsimi en -72 kg, toutes deux en sambo combat.
Le bronze, enfin, a souri à trois autres combattants camerounais. Célestin Mbida Zanga s’est illustré en -58 kg chez les messieurs, Pernelle Sylvana Abomo a fait de même en -59 kg dames, tandis que Maria Tsanga Ndendame a complété le tableau en -59 kg version sambo sportif.
Deuxième d’Afrique, l’Égypte devancée à domicile
Au classement général, le Maroc reste la référence incontestée du sambo africain avec 18 médailles au total, dont pas moins de 12 titres continentaux.
Une domination sans partage qui laisse toutefois une place de choix au Cameroun, deuxième avec ses 9 médailles. Le fait marquant reste la position de l’Égypte, pays hôte de la compétition, reléguée à la troisième place avec 16 médailles au compteur, mais une seule en or.
Recevoir n’aura donc pas suffi à faire la différence face à la vague camerounaise. L’Algérie et la Tunisie referment le top 5 de ce classement continental.
Une montée en puissance qui ne doit rien au hasard
Ce résultat ne surgit pas de nulle part. Depuis plusieurs saisons déjà, le sambo camerounais gagne en structure et en compétitivité sur le continent, et cette deuxième place générale vient confirmer une trajectoire ascendante plutôt que célébrer un simple coup de chance ponctuel.
Reste une inconnue de taille : ces performances marquantes ouvriront-elles la voie vers des échéances mondiales pour les athlètes concernés ?
Le calendrier international de la discipline prévoit bien plusieurs rendez-vous dans les mois à venir, mais aucune qualification automatique n’a été officiellement annoncée à l’issue de ces championnats africains.
Une chose, en tout cas, ne fait aucun doute : avec neuf médailles pour douze athlètes engagés, le Cameroun vient d’envoyer un signal fort à toute l’Afrique du sambo.
Reste maintenant à transformer cette dynamique continentale en ambitions plus larges — et le pays semble avoir toutes les cartes en main pour y parvenir.



