Mondial 2026 : l’Iran obtient un sursis avant son match clé

Les États-Unis accordent à l’Iran 48h avant son match décisif contre l’Égypte à Seattle, mais l’équipe doit toujours repartir le soir même.

À quelques heures d’un match qui peut tout changer, l’Iran a enfin obtenu une bouffée d’air. Le ministère américain de la Sécurité intérieure a annoncé, mardi soir, un assouplissement des restrictions de déplacement imposées à la Team Melli pour son troisième et dernier match de poules face à l’Égypte, programmé à Seattle dans la nuit de vendredi à samedi.

Désormais autorisée à fouler le sol américain 48 heures avant la rencontre, contre seulement 24 heures auparavant, la sélection iranienne aborde ce rendez-vous décisif avec un peu plus de marge de manœuvre.

Un répit après plusieurs semaines de tension

Depuis le début du tournoi, l’Iran multiplie les sorties médiatiques pour dénoncer un traitement qu’il juge inéquitable.

La fédération iranienne avait même menacé de saisir la FIFA, estimant que ses joueurs n’étaient pas placés sur un pied d’égalité avec les autres sélections.

En cause : des délais de préparation jugés trop courts, des entraînements écourtés, et surtout l’impossibilité d’obtenir des visas pour une partie de son encadrement technique.

Une situation qui, selon le sélectionneur Amir Ghalenoei, ferait de son équipe la plus pénalisée de toute la compétition.

Pour ses deux premiers matchs disputés dans la région de Los Angeles, l’Iran n’avait pu se déplacer que la veille des rencontres, contraint de repartir aussitôt le coup de sifflet final retenti.

Une cadence éprouvante qui a coïncidé avec deux résultats frustrants : un match nul accroché de justesse contre la Nouvelle-Zélande (2-2), suivi d’un nul stérile face à la Belgique (0-0).

Un délai supplémentaire, mais pas de répit complet

Cette fois, le ton change un peu. Selon les autorités américaines, l’équipe iranienne pourra quitter Tijuana, son camp de base mexicain, dès ce mercredi pour rallier Seattle deux jours avant le choc contre les Pharaons.

Un geste salué côté iranien, même s’il reste loin de répondre à l’intégralité des demandes formulées par le staff technique, qui réclamait initialement un format identique pour chaque déplacement de la compétition.

Car la contrainte la plus dure demeure : pas question de séjourner sur le sol américain après la rencontre. Sitôt le match terminé, la délégation iranienne devra reprendre la direction du Mexique, sans possibilité de récupération sur place.

Une règle confirmée sans ambiguïté par Andrew Giuliani, à la tête de la cellule de la Maison-Blanche dédiée à l’organisation du Mondial, qui assure que ce protocole était connu de toutes les parties depuis le début du tournoi.

Un match à enjeu maximal pour les deux équipes

Au-delà des polémiques logistiques, c’est bien sur le terrain que tout va se jouer. Avec deux nuls en deux matchs, l’Iran n’a plus le droit à l’erreur face à l’Égypte pour espérer composter son billet vers les seizièmes de finale.

Une qualification qui dépendra autant de la forme des joueurs que de leur capacité à transformer cette préparation chaotique en énergie positive sur le terrain.

Reste une question en suspens : l’Égypte, qui souhaitait elle aussi rejoindre directement Seattle après sa victoire éclatante contre la Nouvelle-Zélande (3-1), n’a pas obtenu le même traitement, la FIFA évoquant des contraintes sécuritaires.

De quoi nourrir, une fois de plus, le débat sur l’égalité de traitement entre les sélections de cette Coupe du monde nord-américaine.