Guerre totale dans les coulisses du football ! Michel Platini dépose plainte à Paris contre Gianni Infantino pour trafic d’influence et complot à l’aube du Mondial.

Le timing est chirurgical, l’attaque frontale. À seulement trois jours du coup d’envoi de la Coupe du monde en Amérique du Nord, le football international s’apprête à vivre un séisme judiciaire majeur.

L’ancien numéro 10 de légende et ex-patron de l’UEFA, Michel Platini, vient d’allumer une véritable bombe à fragmentation en annonçant le dépôt d’une plainte pénale visant directement son ancien bras droit et actuel président de la FIFA, Gianni Infantino.

Entre les deux hommes, la haine est désormais tenace et s’écrira devant les tribunaux. À 70 ans, « Platoche » a décidé de contre-attaquer sur le terrain pénal français en visant le sommet de l’instance mondiale pour « trafic d’influence », « dénonciation calomnieuse » et « association de malfaiteurs ».

Déposée avec constitution de partie civile auprès du Doyen des juges d’instruction de Paris, cette démarche va automatiquement déclencher la désignation d’un magistrat instructeur.

Contactée en urgence, la FIFA s’est emmurée dans un silence de cathédrale.

L’ombre d’un complot pour l’écarter du trône

Pour le clan Platini, il ne s’agit pas d’une simple bataille juridique, mais d’une quête de vérité absolue. La plainte ne cible pas uniquement Infantino.

Elle égratigne aussi deux anciens rouages essentiels de la Fédération internationale : Marco Villiger, ex-directeur des services juridiques, et Domenico Scala, ancien président de la commission d’audit.

Selon Me Olivier Baratelli, l’avocat du Français, ces hommes ont activement manœuvré en coulisses pour torpiller la candidature de son client à la présidence de la FIFA en 2016. Rappelez-vous : en 2015, le tsunami du « FIFAgate » balayait les ambitions de l’icône tricolore.

Au cœur du scandale, un versement de 2 millions de francs suisses validé par Sepp Blatter pour une mission de conseiller technique. Après une décennie de calvaire judiciaire en Suisse, la justice helvétique a prononcé la relaxe définitive de Platini à la fin de l’été dernier.

Fort de cette victoire, le triple Ballon d’Or crie aujourd’hui au complot d’État sportif et veut faire tomber les masques de ceux qui l’ont spolié de son destin.

Le hold-up financier réclamé au civil

Parallèlement au volet pénal parisien, Michel Platini a décidé de frapper la FIFA au portefeuille. Une procédure civile « en responsabilité » a été enclenchée devant le tribunal de Marseille.

Installé à Cassis, le Lorrain réclame réparation pour le préjudice colossal subi. L’enjeu ? Obtenir l’intégralité des émoluments et salaires qu’il aurait perçus s’il avait logiquement été élu à la tête de la FIFA à la place de Gianni Infantino.

Alors que ses précédentes plaintes en 2018 et 2021 avaient été balayées par la justice suisse pour prescription ou classement sans suite, l’offensive française s’annonce bien plus redoutable.

Une première audience cruciale est déjà cochée sur les agendas pour le 8 décembre prochain au tribunal correctionnel de Marseille, tandis qu’une assignation par huissier est en route vers le siège de la FIFA à Zurich.

La guerre des chefs ne fait que commencer, et elle promet de faire trembler les fondations du football mondial.